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En 1936, il soutient ses theses de Doctorat, la these secondaire est  
En 1936, il soutient ses theses de Doctorat, la these secondaire est  
une traduction annotée du Kitab tabaqat al-Umam de Said al-Andalusi, <pre/>
une traduction annotée du Kitab tabaqat al-Umam de Said al-Andalusi,  
 
La these principale est une étude du poéte arabe du IVe Siecle de
l'Hegire Abu l-Tayyib al-Mutanabbi. Ce travail non seulement montre
l'evolution du poéte mais dépeint aussi le milieu politique et religieux
de l'époque en Syrie. L'ouvrage est un modele de clarté et de concision
dans lequel l'auteur utilise pour l'histoire littéraire arabe les m?thodes
que l'on appliquait aux auteurs du Moyen Age occidental.
 
En 1942, il succede a William Margais comme directeur d'etudes
de philologie arabe a la IVe Section de 1'Ecole Pratique des Hautes
Etudes, poste qu'il occupera jusqu'en 1968, date a laquelle son état
de santé le contraignit a se retirer.
 
En 1950, il quitte la salle n° 4 de l'llcole des Langues Orientales
pour aller occuper la chaire de Philologie et Littérature Arabes du
Moyen Age qui lui est confiee a la Sorbonne ou il exercera durant
vingt ans.
 
En 1954, il est invite avec Charles Pellat a participer 4 la redaction
de la revue Arabica que venait de fonder Evariste Lévi-Provengal,
il en devient le directeur en 1956 a la mort de ce dernier. En 1962,
pour des raisons de santé, il renonce a assurer la direction de la Revue
qu'il confie alors au professeur Gérard Lecomte.
 
De 1956 a 1965 Regis Blachére est directeur de l'Institut des etudes
Islamiques de l'Académie de Paris qu'avaient fondé en 1929 William
Margais, Louis Massignon et Maurice Gaudefroy-Demombynes. Malgré
une santé qui subit de rudes épreuves il assume en 1962 la direction
du Centre de Lexicographie arabe, place sous l'egide du C.N.R.S.
Il fut aussi l'administrateur avise de l'Association pour l'Accueil des
Etudiants du Proche Orient, vice-president a l'inlassable activite de
l'Association pour l'Avancement des Etudes Islamiques qui, a son
initiative, devait organiser deux importants colloques qui se sont tenus
au College de France en 1972 et en 1974. Invite a sieger au Conseil
d'Administration de la Mission Laique Frangaise dont les établissements
dispensaient dans le Proche-Orient, jusqu'a l'opération de Suez,
un enseignement mixte franco-arabe, il y était tres écouté, tout comme
a la Commission de l'Institut Frangais d'Archeologie Orientale du
Caire au Ministere de l'Education Nationale et au Conseil scientifique
de l'Institut Frangais d'Etudes Arabes de Damas.
 
Le 2 juin 1972 l'Academie des Inscriptions et Belles Lettres l'invita
à siéger en son sein a titre de membre ordinaire. 11 ne put helas assister
que peu de temps aux seances de la docte Assemblee car il devait
cesser toute activité au début du mois de juillet 1973. Il attendit
avec une parfaite lucidité et un rare courage, au milieu des souffrances
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Версия от 14:00, 24 ноября 2021

Nikita Elisséeff / Régis Blachère (1900-1973)

Régis Blachère est ne a Montrouge, dans la banlieue immediate 
de Paris, le 30 juin 1900. Il devait arriver avec ses parents en 1915 
au Maroc ou il termina ses etudes secondaires comme eleve au Lycée 
Lyautey à Casablanca. Son esprit curieux, son désir de comprendre 
les hommes au milieu desquels il vit, lui font envisager une carriere 
dans l'interprétariat, mais ses professeurs vont l'orienter vers 
l'enseignement de l'arabe. De famille aux revenus modestes, Régis 
Blachere doit, a partir de 1921, gagner sa vie comme surveillant au College
Moulay Youssef de Rabat; il poursuit ses etudes superieures et, en 
1922, obtient sa licence d'arabe a la Faculte des Lettres d'Alger ou 
ses maitres furent Henri Massé et Evariste Lévi-Provengal. Regu à 
l'agrégation en juillet 1924, il revient au College Moulay Youssef 
comme professeur. Cinq ans plus tard, Régis Blachére est nommé à 
l'Institut des Hautes etudes Marocaines en qualite de professeur et 
directeur d'Etudes jusqu'en 1935. A cette epoque il collabore a la 
revue Hespiris et publie ses Extraits des principaux ggographes arabes 
du Moyen Age, t. VII de la Collection Bibliotheca Arabica (Paris-
Beyrouth 1932). En juin 1935 il participe a Paris au jury d'examen 
d'arabe littéral a l'ltcole Nationale des Langues Orientales Vivantes 
et, en octobre de la meme année, les étudiants de l'E.N.L.O.V. 
découvrent en lui le «professeur N.» qui figurait sur les affiches de 
l'etablissement depuis la retraite, apr?s plus d'un quart de siecle 
d'enseignement, de Maurice Gaudefroy-Demombynes, son predecesseur 
dans la chaire d'arabe litteral dont il devient le cinquième titulaire 
depuis sa creation en 1795 (10 germinal an III). Aucun de ses eleves 
parisiens de cette epoque n'a oublie sa silhouette élancée, sa calvitie 
précoce et sa myopie tres prononcee, non plus que la clarté de ses 
exposes au cours, la sévérité de ses notes et ses exigences a l'égard 
de ses éléves a qui il se plaisait a rappeler que « I'arabe est une 
maitresse exigente qui demande qu'on lui consacre plusieurs heures chaque 
jour ». Au cours de ces annees d'enseignement a l'Ecole des Langues, 
il devait devenir progressivement plus indulgent a l'égard de ses 
éléves. 

En 1936, il soutient ses theses de Doctorat, la these secondaire est 
une traduction annotée du Kitab tabaqat al-Umam de Said al-Andalusi, 

La these principale est une étude du poéte arabe du IVe Siecle de 
l'Hegire Abu l-Tayyib al-Mutanabbi. Ce travail non seulement montre 
l'evolution du poéte mais dépeint aussi le milieu politique et religieux 
de l'époque en Syrie. L'ouvrage est un modele de clarté et de concision 
dans lequel l'auteur utilise pour l'histoire littéraire arabe les m?thodes 
que l'on appliquait aux auteurs du Moyen Age occidental. 

En 1942, il succede a William Margais comme directeur d'etudes 
de philologie arabe a la IVe Section de 1'Ecole Pratique des Hautes 
Etudes, poste qu'il occupera jusqu'en 1968, date a laquelle son état 
de santé le contraignit a se retirer. 

En 1950, il quitte la salle n° 4 de l'llcole des Langues Orientales 
pour aller occuper la chaire de Philologie et Littérature Arabes du 
Moyen Age qui lui est confiee a la Sorbonne ou il exercera durant 
vingt ans. 

En 1954, il est invite avec Charles Pellat a participer 4 la redaction 
de la revue Arabica que venait de fonder Evariste Lévi-Provengal, 
il en devient le directeur en 1956 a la mort de ce dernier. En 1962, 
pour des raisons de santé, il renonce a assurer la direction de la Revue 
qu'il confie alors au professeur Gérard Lecomte. 

De 1956 a 1965 Regis Blachére est directeur de l'Institut des etudes 
Islamiques de l'Académie de Paris qu'avaient fondé en 1929 William 
Margais, Louis Massignon et Maurice Gaudefroy-Demombynes. Malgré 
une santé qui subit de rudes épreuves il assume en 1962 la direction 
du Centre de Lexicographie arabe, place sous l'egide du C.N.R.S. 
Il fut aussi l'administrateur avise de l'Association pour l'Accueil des 
Etudiants du Proche Orient, vice-president a l'inlassable activite de 
l'Association pour l'Avancement des Etudes Islamiques qui, a son 
initiative, devait organiser deux importants colloques qui se sont tenus 
au College de France en 1972 et en 1974. Invite a sieger au Conseil 
d'Administration de la Mission Laique Frangaise dont les établissements 
dispensaient dans le Proche-Orient, jusqu'a l'opération de Suez, 
un enseignement mixte franco-arabe, il y était tres écouté, tout comme 
a la Commission de l'Institut Frangais d'Archeologie Orientale du 
Caire au Ministere de l'Education Nationale et au Conseil scientifique 
de l'Institut Frangais d'Etudes Arabes de Damas. 

Le 2 juin 1972 l'Academie des Inscriptions et Belles Lettres l'invita 
à siéger en son sein a titre de membre ordinaire. 11 ne put helas assister 
que peu de temps aux seances de la docte Assemblee car il devait 
cesser toute activité au début du mois de juillet 1973. Il attendit 
avec une parfaite lucidité et un rare courage, au milieu des souffrances